« Premièrement, en utilisant moins de matériau pour produire le type d’emballage nécessaire, on peut réduire l’empreinte carbone globale. Cela permet également de limiter le poids à transporter tout au long de la chaîne logistique. Enfin, cela implique une diminution des déchets une fois les produits utilisés », poursuit Lari Oksala. Dans ces études, l’empreinte carbone réduite des cartons pour boîtes pliantes de Metsä Board s’explique donc par l’utilisation d’énergie non fossile dans leur production et par leur poids plus faible. Toutefois, malgré cet allègement, les cartons pour boîtes pliantes de Metsä Board affichent les mêmes proprié- tés fonctionnelles et la même rigidité que les qualités traditionnelles plus lourdes. ÉVEILLER LES CONSCIENCES Anne Uusitalo sait que les clients de Metsä Board sont très réceptifs aux actualités sur les matériaux d’emballage plus durables. Il appar- tient donc aux acteurs innovants du secteur de l’emballage, tels que Metsä Board, d’éduquer les clients aux différentes possibilités. « Nous voulons mettre à disposition des propriétaires de marques des informations transparentes et objectives qui les aident à évaluer les matériaux d’emballage. Ils peuvent
ainsi faire des choix plus éclairés et durables pour réduire leur empreinte carbone », explique Anne Uusitalo. Les conclusions des trois études menées par l’entreprise sont tout simplement incroyables : aujourd’hui, même lorsqu’elles réduisent de moins de 10% leurs émissions carbonées, les entreprises sont largement féli- citées, alors imaginez lorsque l’on parvient à diminuer de moitié l’empreinte carbone d’une solution d’emballage... Toujours est-il que Lari Oksala et Anne Uusitalo n’ont pas été surpris le moins du monde par ces résultats. « Nous nous attendions à ces conclusions dans chacune des trois catégories, car nous avons déjà réalisé des évaluations similaires auparavant », commente Lari Oksala. « Cependant, nous souhaitions cette fois obtenir un point de vue tiers sur ce sujet. Cela est important lorsque nous communiquons les résultats aux clients », ajoute-t-il. WANTED : ÉVALUATION HARMONISÉE DES GES DANS L’INDUSTRIE D’après Anne Uusitao, différents acteurs du secteur produisent aujourd’hui leurs propres évaluations de l’empreinte carbone, établies d’après une multitude de principes et qui s’avèrent difficiles à exploiter correctement. « C’est pour cette raison qu’il est impor- tant de disposer d’un contrôle tiers basé sur des faits et sans équivoque », précise-t-elle, ajoutant que les pressions exercées au niveau réglementaire incitent l’industrie à établir un processus de vérification plus homogène. « La directive européenne sur la régle- mentation des allégations écologiques, en cours d’élaboration, et d’autres législations du même ordre joueront un rôle certain à cet égard », confie Anne Uusitalo. Les informations sur l’empreinte carbone des qualités de carton de référence utilisées dans les études ont été établies à partir d’une base de données commerciale largement adaptée pour parvenir à des éléments de com- paraison équitables. Anne Uusitalo constate que, même si le carton à base de fibres recy- clées faisait partie des produits de référence étudiés, il ne constituait pas l’option la plus économe en carbone. « Cette étude montre que, pour l’applica- tion en question, le carton fabriqué à partir de fibres recyclées et de combustibles fossiles n’est pas le choix le plus durable en matière d’impact climatique », précise-t-elle.
Anne Uusitalo Directrice Durabilité et sécurité des produits, Metsä Board
Lari Oksala Responsable durabilité, Metsä Board
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OBJECTIF : ÉMISSIONS DE SCOPE 3
• Les émissions de Scope 1, 2 et 3 concernent les gaz à effet de serre qui sont libérés lors des opérations et tout au long de la chaîne de valeur de l’entreprise ou de l’organisation en question. Les émissions de Scope 3 sont les plus complexes à appréhender, car elles sont libérées dans la chaîne de valeur avant, pendant et après la livraison ou la consomma- tion d’un produit. • « Les entreprises de fabrication et de vente au détail génèrent souvent beaucoup plus d’émissions de Scope 3 que d’émissions de Scope 1 et 2 », explique Anne Uusitalo, précisant qu’il y a encore « beaucoup d’efforts à fournir » pour limiter les émissions de Scope 3. • Lari Oksala ajoute qu’à mesure que les propriétaires de marques ont accès aux données sur les émissions des fournisseurs, il devient plus facile d’identifier les options les plus durables et de bâtir des chaînes de valeur générant un minimum d’émissions. • « Il existe un grand potentiel de réduction des émissions de GES en amont de la chaîne de valeur », conclut Lari Oksala.
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