L Les grands propriétaires de marques sont de plus en plus attentifs à leurs émissions carbo- nées, ce qui les incite à concentrer leurs efforts sur les matériaux utilisés dans leurs embal- lages. Les émissions de gaz à effet de serre (GES) de Scope 3 jouent un rôle décisif dans l’établissement des objectifs liés aux émis- sions générées par les entreprises. Les études ont d’ailleurs déterminé qu’il est possible d’atteindre des réductions non négligeables dans ce domaine. Metsä Board a récemment procédé à des évaluations, qui ont ensuite été vérifiées, pour comparer l’empreinte carbone de ses cartons par rapport aux qualités traditionnelles dans trois secteurs : la santé, la beauté et l’agroali- mentaire. En optimisant le carton utilisé dans les emballages pour produits analgésiques et sachets de thé, il est possible de diminuer de 60% l’empreinte carbone, d’après l’évalua- tion du cycle de vie. Pour les emballages de parfum, le potentiel de réduction dépassait les 50%. Chacune des évaluations a été réalisée par Metsä Board et effectuée séparément au cours de l’année dernière.
carton WLC à un carton pour boîtes pliantes de Metsä Board permet de réduire l’empreinte carbone de plus de 60% par rapport aux qua- lités équivalentes disponibles sur les marchés européens. UN DOUBLE DÉFI À RELEVER Lari Oksala , Sustainability Manager chez Metsä Board, est en charge des évaluations de l’empreinte carbone ainsi que des calculs et comparaisons effectifs. À ses yeux, deux fac- teurs majeurs affectent l’empreinte carbone dans l’estimation de l’impact climatique des emballages en carton. « Le premier critère clé concerne le type d’énergie utilisée, à savoir fossile ou non fos- sile. Le second concerne le poids du matériau d’emballage », précise-t-il. Lari Oksala explique que la production de carton à base de fibres fraîches de Metsä Board est en très grande partie exempte d’énergies fossiles. En 2024, 89% de la consommation totale d’énergie de l’entreprise était d’origine non fossile. « La fabrication de cartons à base de fibres recyclées repose souvent sur l’utilisation de combustibles fossiles. De manière générale, l’électricité d’origine non fossile est plus répandue dans les pays nordiques que dans le reste de l’Europe. » En matière d’allègement, les avantages environnementaux sont multiples.
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Dans le cadre de ce projet, Metsä Board a sollicité l’aide d’IVL, l’Institut suédois de recherche environnementale, qui a fourni une vérification tierce impartiale des résultats. Les rapports techniques de synthèse et les déclara- tions de vérification sont disponibles sur le site Internet de Metsä Board.
DES ACTIONS CONCRÈTES POUR DES RÉSULTATS CONCRETS
Anne Uusitalo , Directrice Durabilité et sécu- rité des produits chez Metsä Board, explique qu’en optimisant le matériau d’emballage d’un client avec des cartons à base de fibres fraîches, on lui permet de réaliser une « avan- cée concrète » vers ses objectifs de durabilité. Et cette optimisation des matériaux ne com- promet ni les performances ni la qualité. « De nombreuses entreprises se concentrent désormais sur les émissions de Scope 3, où il est encore possible de mettre en œuvre des améliorations considérables, comme le démontrent clairement nos études », commente Anne Uusitalo. Dans le cas des emballages pour les sachets de thé, par exemple, le passage d'un
LES PROCHAINES ÉTAPES D’ici 2030, Metsä Board souhaite réduire de 30 % par tonne-kilomètre les émissions de gaz à effet de serre provenant des appro- visionnements logistiques de l’entreprise, par rapport au niveau de 2022 (Scope 3, Catégorie 4). En outre, Metsä Board a décidé de ne pas inclure la pâte achetée et d’autres matières premières ligneuses dans le suivi de son avancement vers son objectif de matières premières et de matériaux d’emballage sans énergies fossiles. Il est ainsi plus facile de suivre les progrès réalisés avec les autres matières premières non fossiles.
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